Comment faire l’arborescence d’un site web (méthode et modèles) ?

Un grand cube de verre lumineux relié par des fils de lumière à trois cubes plus petits, chacun ramifié en petits cubes

Pour faire l’arborescence d’un site web, partez de vos objectifs, listez les pages utiles, regroupez-les en quelques rubriques claires, gardez chaque page importante à deux ou trois clics de l’accueil, puis reliez le tout par le menu, le fil d’Ariane et des liens internes. L’arborescence est le plan de classement du site : elle décide de ce que le visiteur trouve, et de ce que Google comprend. Pour une TPE ou une PME, une arborescence bancale coûte cher : des services introuvables, des pages qui se concurrencent dans Google, une refonte plus lourde ensuite. Ce guide donne la méthode pas à pas et trois modèles d’arborescence à adapter : site vitrine, boutique en ligne et prestataire de services locaux.

En bref

  • L’arborescence se construit à partir de vos objectifs et des questions de vos clients, pas de votre organigramme.
  • Une page = un sujet ; des rubriques distinctes, qui ne se chevauchent pas.
  • Deux ou trois niveaux suffisent à la plupart des sites de TPE et PME.
  • Google déduit l’importance d’une page des liens qui y mènent : chaque page utile doit être reliée.

Qu’est-ce que l’arborescence d’un site web ?

L’arborescence d’un site web est l’organisation hiérarchique de ses pages : la page d’accueil au sommet, les grandes rubriques en dessous, puis les pages de détail. On la dessine comme un arbre à l’envers, avant de créer le moindre écran.

Schéma d’une arborescence type à trois niveauxAccueil, puis : Rubrique A (Page A1, Page A2) ; Rubrique B (Page B1, Page B2) ; Rubrique C.AccueilRubrique A1 clicPage A12 clicsPage A2Rubrique BPage B1Page B2Rubrique C
Trois niveaux : l’accueil, les rubriques à un clic, les pages de détail à deux clics.

En UX (expérience utilisateur), on parle d’architecture de l’information. Trois notions voisines ne se confondent pas avec elle : le plan du site, une page qui liste toutes les pages ; le sitemap XML, un fichier destiné aux moteurs de recherche ; la maquette, qui dessine ensuite chaque page (voir à quoi sert la maquette d’un site web).

En quoi l’arborescence aide vos visiteurs et votre référencement ?

Une bonne arborescence permet au visiteur de trouver une information en quelques clics, et aux moteurs de recherche de comprendre quelles pages comptent le plus. Les deux vont ensemble : Google s’appuie sur la structure des liens, pas sur une liste que vous lui déclarez.

ÉlémentPour le visiteurPour Google et les moteurs IA
Rubriques clairesIl sait où cliquer sans réfléchirIl comprend les grands thèmes du site
Profondeur limitéeMoins de clics avant la bonne pageLes pages importantes sont trouvées vite
Liens internesIl passe d’un sujet à l’autreIl découvre les pages et mesure leur importance
Fil d’ArianeIl sait où il est et remonte d’un niveauIl situe la page dans l’arborescence
Une page par sujetUne réponse nette à sa questionPas de pages qui se concurrencent
Ce que l’arborescence apporte, côté visiteur et côté moteur de recherche.

Google l’écrit en toutes lettres : il peut utiliser « le nombre de liens à suivre pour accéder à une page et le nombre de liens directs vers celle-ci pour déduire l’importance relative de son contenu ». Il ajoute qu’il ne prend en général pas en compte la structure des URL pour déterminer l’architecture d’un site (Google Search Central).

Le fil d’Ariane joue le même rôle à l’écran : selon Google, il « indique la position de la page dans l’arborescence du site, et peut aider les internautes à comprendre et à explorer efficacement un site » (Google Search Central).

Comment construire l’arborescence de son site, étape par étape ?

La méthode tient en huit étapes, du papier au test. Elle vaut pour un nouveau site comme pour une refonte, où l’on part de la liste des pages existantes.

  1. Fixer les objectifs. Que doit faire le visiteur : appeler, demander un devis, acheter, réserver ? Chaque objectif appelle une page d’arrivée.
  2. Lister les contenus. Services, produits, réalisations, présentation, contact, pages légales : tout ce qui mérite une page.
  3. Partir des recherches de vos clients. Une prestation recherchée sous son propre nom mérite souvent sa propre page, nommée avec leurs mots.
  4. Regrouper en rubriques. Quelques rubriques distinctes, qui ne se chevauchent pas, plutôt qu’un menu fourre-tout.
  5. Limiter la profondeur. Chaque page importante à deux ou trois clics de l’accueil.
  6. Nommer pages et adresses. Des intitulés de menu courts et des URL lisibles, comme /site-vitrine/ plutôt que /page?id=12.
  7. Relier les pages. Menu, fil d’Ariane, liens dans le texte et pied de page : aucune page utile ne reste isolée.
  8. Tester avant de construire. Demandez à quelques clients où ils chercheraient une information ; s’ils hésitent, renommez ou déplacez.
Des carrés de papier bleus, violets et cyan rangés en trois groupes sur une table, quelques-uns encore à l’écart
Le tri par cartes : une page par carte, puis des groupes qui deviennent les rubriques.

Pour l’étape de regroupement, les spécialistes de l’ergonomie utilisent le tri par cartes : des participants rangent des cartes, une par page, dans les groupes qui leur semblent logiques (Nielsen Norman Group). Des post-it sur une table suffisent pour le faire avec deux ou trois clients.

Chez Weblounes, l’arborescence se construit avec le propriétaire du site ou le collaborateur chargé de son suivi : c’est lui qui connaît les clients, leurs questions et les objectifs du site.

À retenir

Construisez l’arborescence avec les mots et les questions de vos clients, pas avec l’organigramme de l’entreprise. Le visiteur ne connaît pas vos services internes : il cherche une réponse.

Quels modèles d’arborescence pour un site vitrine, e-commerce ou local ?

Voici trois exemples d’arborescence de site web à adapter. Ce sont des points de départ : les rubriques réelles dépendent de vos offres et de ce que cherchent vos clients.

Modèle 1 : le site vitrine

Pour présenter une activité et obtenir des contacts. France Num cite une arborescence type pour une PME de services : accueil, prestations, réalisations, à propos et contact (France Num, 2026).

Modèle d’arborescence de site vitrineAccueil, puis : Prestations (Prestation 1, Prestation 2, Prestation 3) ; Réalisations (Étude de cas) ; À propos ; Contact.AccueilPrestations1 clicPrestation 12 clicsPrestation 2Prestation 3RéalisationsÉtude de casÀ proposContact
Site vitrine : une page par prestation, des réalisations pour rassurer, le contact à un clic.

Les mentions légales et la politique de confidentialité vont dans le pied de page : elles doivent exister, pas encombrer le menu. Détail de l’offre : site vitrine.

Modèle 2 : la boutique en ligne

Ici, l’arborescence suit le catalogue. Google recommande de relier les menus aux pages de catégories, puis les sous-catégories à toutes les fiches produits à indexer (Google Search Central).

Modèle d’arborescence de boutique en ligneAccueil, puis : Catégorie A (Sous-catégorie A1, Sous-catégorie A2) ; Catégorie B (Sous-catégorie B1) ; Aide (Livraison et retours, Questions fréquentes) ; À propos.AccueilCatégorie A1 clicSous-catégorie A12 clicsSous-catégorie A2Catégorie BSous-catégorie B1AideLivraison et retoursQuestions fréquentesÀ propos
Boutique en ligne : les fiches produits se rangent sous les sous-catégories, un niveau plus bas.

Panier, compte client et résultats de recherche interne n’ont pas leur place dans l’arborescence indexée : ce sont des outils, pas des pages à trouver dans Google. Détail de l’offre : site e-commerce.

Modèle 3 : le prestataire de services locaux

Artisan, cabinet, entreprise de dépannage : le visiteur cherche un service dans sa zone. L’arborescence croise les prestations et les zones d’intervention, à condition que chaque page de zone apporte un contenu propre.

Modèle d’arborescence de prestataire de services locauxAccueil, puis : Services (Dépannage, Installation, Entretien) ; Zones d’intervention (Ville principale, Ville voisine) ; Avis et réalisations ; Devis et contact.AccueilServices1 clicDépannage2 clicsInstallationEntretienZones d’interventionVille principaleVille voisineAvis et réalisationsDevis et contact
Prestataire local : services et zones d’intervention, avec le devis toujours accessible.

Attention aux pages de ville copiées-collées. Google classe parmi les pages satellites, contraires à ses règles, « plusieurs pages ou noms de domaine qui ciblent des régions ou des villes spécifiques, et qui canalisent les internautes vers une seule page » (règles de Google sur le spam). Une page de ville n’a de sens que si elle dit quelque chose de vrai sur cette ville : clientèle, interventions, accès. Voir aussi le référencement local.

C’est le principe de notre propre site : trois rubriques de services, chacune avec ses sous-pages, et des pages d’agence par ville rédigées une à une. Notre plan du site en montre l’arborescence complète.

Construisons l’arborescence de votre site

Objectifs, pages, rubriques, liens : nous posons l’arborescence avec vous avant de créer le moindre écran.

Quels outils pour faire une arborescence en ligne gratuitement ?

Une arborescence de site web se fait gratuitement : une feuille de papier, un tableur ou un outil de schéma en ligne suffisent. Le logiciel compte moins que la réflexion sur les rubriques.

OutilCoûtIdéal pour
Papier et post-itPresque rienLe tri par cartes en équipe ou avec des clients
TableurSouvent déjà installéL’inventaire des pages, avec niveau, URL et objectif
draw.ioGratuit, sans inscriptionUn schéma en ligne, à partager ou à enregistrer sur son ordinateur
PowerPoint, CanvaSelon votre abonnementUn schéma simple, cité par France Num
Outils pour dessiner une arborescence, relevés le 11 octobre 2026 (draw.io : gratuit et sans inscription selon son éditeur).

Modèle d’arborescence en tableur, une ligne par page :

Page (niveau)URLObjectif
Accueil (0)/Orienter vers les services
Prestations (1)/prestations/Présenter l’offre
Prestation 1 (2)/prestations/nom/Obtenir un devis
Contact (1)/contact/Appel ou message
Ajoutez une colonne « recherche visée » : la requête que la page doit capter dans Google.

Quelles erreurs éviter dans l’arborescence d’un site internet ?

La plupart des erreurs viennent de deux excès : trop de niveaux, ou des rubriques floues qui se recoupent. Le Nielsen Norman Group le résume ainsi : « going too far to either extreme will backfire », aller trop loin dans un sens ou dans l’autre se retourne contre vous (Nielsen Norman Group).

  • Des pages enfouies. Une prestation à quatre ou cinq clics de l’accueil est rarement trouvée, par le visiteur comme par Google.
  • Des rubriques vagues. « Solutions », « Univers », « Expertises » : le visiteur ne sait pas ce qu’il y trouvera.
  • Deux pages pour un même sujet. Elles se concurrencent dans Google ; mieux vaut une seule page complète.
  • Des pages orphelines. Sans aucun lien vers elles, elles restent invisibles. Google demande que chaque page importante soit liée depuis au moins une autre page (Google Search Central).
  • Un menu calqué sur l’organigramme. Vos services internes ne sont pas les questions de vos clients.
À gauche, une pelote de fils emmêlés ; à droite, des fils rangés en forme d’arbre, avec un tronc et quelques branches
Des liens emmêlés d’un côté, une arborescence claire de l’autre : mêmes pages, autre organisation.

Contre le premier excès, la profondeur, une règle simple : selon le Nielsen Norman Group, un contenu se trouve plus facilement quand il n’est pas enfoui sous plusieurs niveaux intermédiaires. Avant d’ajouter un niveau, demandez-vous si une rubrique plus précise ne suffirait pas.

L’arborescence fait partie du cahier des charges : France Num conseille de lister les rubriques de premier niveau, puis les sous-rubriques, avant de consulter des prestataires (France Num, 2026). Elle sert ensuite à comparer les devis : voir comment lire un devis de site internet.

Questions fréquentes

Combien de niveaux doit avoir l’arborescence d’un site ?

Pour la plupart des sites de TPE et PME, deux ou trois niveaux sous l’accueil suffisent. Une boutique au large catalogue peut en demander un de plus, à condition que les catégories restent claires et que les menus mènent vite aux produits.

Quelle différence entre arborescence, plan du site et sitemap ?

L’arborescence est l’organisation des pages, décidée avant la création. Le plan du site est une page qui la montre aux visiteurs. Le sitemap XML est un fichier qui liste les adresses pour les moteurs de recherche ; il ne remplace pas les liens entre les pages.

Qui doit faire l’arborescence : l’entreprise ou l’agence ?

Les deux. L’entreprise connaît ses clients, ses offres et ses objectifs ; l’agence les traduit en rubriques, en pages et en liens, en tenant compte du référencement. Une première version dans le cahier des charges facilite le travail.

Peut-on modifier l’arborescence d’un site déjà en ligne ?

Oui, mais avec précaution : chaque page déplacée change d’adresse et doit être redirigée vers la nouvelle, sinon elle perd son trafic et son référencement. C’est un chantier à préparer comme une refonte : voir refaire son site sans perdre son référencement.

Ce qu’il faut retenir

Une bonne arborescence part de vos objectifs et des questions de vos clients, tient en deux ou trois niveaux et relie chaque page utile au reste du site. Elle se dessine gratuitement, sur papier ou en ligne, avant la maquette et le développement. C’est la première étape de toute création de site internet sur mesure : pour poser celle de votre site, parlons-en.

Parlons-en

Un projet ? Obtenez un devis clair et sans engagement

Décrivez votre besoin en quelques lignes ou appelez-nous directement : nous vous répondons avec une proposition adaptée à votre entreprise.

07 45 67 32 49

Du lundi au vendredi, de 10 h à 18 h